World ends this afternoon...

Jour 1 (Suite) - Margaret

Il a été difficile de trouver une table dans ce bouge. Par chance, j’ai pu partager une table avec une femme, Fara, qui était charmante… Il m’a semblé bon chrétien de l’inviter à manger car elle semblait de piètre extraction.
Pendant la soirée, il n’y a eu qu’un seul impaire de sa part. Je me suis permis de la prévenir, pour son propre salut, d’éviter de proposer des jeux de voyance. Au mieux elle pêcherait par charlatanisme, au pire elle pourrait bien entacher son âme…

Dans tous les cas, le diner s’est bien passé et j’ai eu a joie de voir que le jeune garçon qui m’avait aidé en journée avait reçu une éducation de base dans son pensionnat chrétien.
J’ai pu me retirer de bonne heure, et me coucher après avoir fait mes prières.

J’ai été réveillé au petit matin par des bruits de pas dans les escaliers. Après m’être préparé, je suis descendu prendre un petit déjeuner, quand j’ai été accueilli par les balancement d’un corps devant un bar désespérément vide.
Sous le choc, j’ai été tenté de prendre un whisky, malgré l’heure matinale. J’ai eu le bon sens de plutôt prendre du vin. Il aurait été dommage qu’on me prenne pour une sauvage irlandaise alors que je pouvais faire honneur au sang de notre seigneur.

Dans tous les cas, le corps qui se balançait continuait de se vider de son sang par de nombreuses entailles. Il m’a semblé que l’individu n’était pas mort de la pendaison mais bien à cause des coups de couteau.
Un rapide tour du lieu m’a permis de trouver le couteau ensanglanté derrière le bar. Je me suis bien gardé d’y toucher.

C’est alors que sont arrivés dans l’ordre: Fara, la jeune femme du diner; le jeune garçon d’hier; et enfin le sheriff.
Celui-ci ne semble pas être un exemple d’efficacité.
Dans tous les cas, il s’est avéré au final qu’en tant que “suspect” (quel ridicule!), on soit interdit de quitter la ville.

Dans tous les cas, j’ai décidé de prendre les choses en main. Si le seigneur a décidé de me bloquer ici, c’est qu’il a une mission pour moi. J’ai donc invité le garçon ainsi que cette jeune femme à venir avec moi visiter Monsieur le pasteur. Qui sait, je trouverai peut-être un endroit pour placer le garçon*, ou un travail honnête pour Mademoiselle Fara.

  • Fara m’a parlé d’un pensionnat, mais j’ai cru comprendre que les employés se faisaient assassiner depuis peu, comme celui trouvé au bar. Il convient donc de vérifier l’établissement avant de placer cet enfant.

Le temple est d’une taille ridicule, mais le pasteur m’a fait bonne impression. Il m’a assuré que la construction d’un bâtiment digne de la taille de la ville était en cours.
En discutant, nous avons appris que différents meurtres avaient eu lieu. Un corps avait d’ailleurs été retrouvé sur l’autel du temple!

Cette affaire me semble être intrigante, et je ne peux pas laisser la profanation d’un temple inexpliqué!
Nous sommes donc parti pour le pensionnat. Le fait est qu’en plus de placer Fara et le garçon, il me tenait maintenant d’en savoir plus sur ces meurtres…

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Jour 1 - Belfara

Belfara, ou Fara comme ses amis l’appelaient parfois, était arrivée en ville en milieu d’après-midi. Le voyage avait été éprouvant et le climat s’était montré étonnamment aride.
Étonnamment aride pour un voyageur non averti évidemment. Fara, elle, n’était pas surprise. Elle n’était pas souvent surprise à vrai dire. Intriguée parfois, mais surprise? Non, jamais bien sûr, ça ne ferait pas bonne publicité.
Toutefois, elle se demandait encore ce qu’elle faisait là, pourquoi avait-elle décidée subitement quitté le confort que prodiguait la caravane. Mais elle n’avait pas vraiment eu le choix. Les augures lui avaient été révélés : trois corbeaux croassant de concert à la pointe du jour. Il lui fallait prendre la route de l’ouest sur le champ.
Et ainsi s’était-elle retrouvé ici, à Blood-quelque-chose, une ville au nom bien sinistre. Ces idiots ne savent-ils pas que les noms ont un pouvoir ?
Qu’importe, ce n’était pas ses affaires. Elle sera partie bien assez tôt, juste le temps de marchander quelques provisions.

Aussi, elle prit sa bourse et s’affaira à compter l’immensité de sa fortune. Puis elle se ravisa.
Peut-être qu’elle pourrait rester quelques jours ? Cette ville semblait brasser pas mal de passage après tout. C’était aussi une opportunité.
Et ce n’était certainement pas parce qu’elle avait besoin d’argent. Elle se targuait de savoir déceler n’importe quelle bonne affaire, elle pouvait vivre luxueusement avec 3$.
Quoi qu’il en soit, elle ne perdait rien à faire un simple repérage des lieux.

La ville était comme elle l’escomptait, évidemment. Si le quartier résidentiel était calme, presque trop calme, le reste de la ville fourmillait d’activité. Belfara avait pu noter la présence de pas moins de deux casinos ! Et elle n’avait pas besoin de ses dons de mystique pour savoir que c’était une bonne augure.
Sa curiosité avait aussi été piquée par un étrange et imposant batîment au centre de la ville. Elle apprendra plus tard qu’il s’agit d’un pensionnat pour instruire les enfants de la ville. Drôle d’idée, mais elle n’était pas contre les drôles d’idées.
Et pour être tout à fait de bonne foi, Belfara avait aussi remarquée la présence en ville d’un tout petit temple, vraiment tout petit. Minuscule. Sérieusement. Minuscule. Bon, d’accord, ce n’était pas vraiment de bonne foi (Haha !). Peut-être qu’elle n’y avait pas pensé tout à fait en ces termes là. En fait elle n’y avait pas pensé du tout. C’était juste un temple sans interêt, voilà.

Comme les casinos n’ouvraient pas avant la tombée de la nuit et qu’elle commençait à fatiguer, Belfara se rendit au saloon, le meilleur endroit pour vraiment connaître une ville.
Elle fût intriguée lorsqu’elle croisât un Jaune qui en sortait. Mis à part cet incident, elle y trouva un établissement accueillant et bien tenu. Elle s’attabla avec sa bière préférée (le fait qu’elle soit aussi la moins cher était une bienheureuse coincidence), et eu la joie de faire la connaissance d’un jeune homme, certes un peu rustre, mais fort plaisant, qui eu la bienveillance de lui parler des environs. Le coin était apparemment parfait, la meilleur ville de l’Ouest. Ou du moins, assez accueillante pour que Fara envisage d’y passer quelques semaines.
Jusqu’à qu’elle entendit parler des démons du pensionnat. De simples rumeurs apparemment. Pourtant, Belfara n’en était pas sûr. Certes, elle savait qu’il ne fallait pas donner crédit aux racontars de bonne femme, mais n’avait-elle pas cette drôle de sensation depuis qu’elle était arrivée en ville ? Comme si quelque chose n’était pas à sa place ? Elle méditait encore sur le sujet, lorsqu’une bonne femme et son fils s’installèrent à sa table.

Margaret Green était une femme… juste une femme. On ne dit pas de mal de la personne qui vient de vous inviter à souper, ce serait faire preuve d’un manque de savoir-vivre flagrant. Belfara dira simplement que Margaret s’était révélée être une compagne de table tout a fait intéressante. Suite à quoi, la fatigue l’obligea à regagner sa roulotte pour y passer la nuit.

Et le lendemain, ce qui devait arriver arriva. En même temps avec un nom pareil, cette ville ne pouvait qu’attirer les ennuis. Elle le savait bien. Pour faire court, un cadavre pendu au milieu du saloon, lacéré de toute part, des fois que le pauvre individu survivrait à sa pendaison. Et Margaret Green, tranquillement entrain de siroter un verre de vin.

A suivre…

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DeadLands, le jeu de rôle Western Spaghetti… avec supplément de tentacules !
Le tour du propriétaire
I : Résumé


Juste vite fait pour ceux qui n’aurait pas temps de lire les éléments de background suivants :
Deadlands est un jeu qui se joue dans une réalité alternative. L’action se passe en Amérique après 1876, en pleine époque Western. C’est l’époque des duels dans la rue, de la ruée vers l’or, de la colonisation de la côte Ouest.
Mais comme il s’agit d’une réalité alternative, quelques éléments diffèrent de ce que nous connaissons. Tout d’abord la bataille de Gettysburg (1863) ne met pas fin à la guerre de sécession. Dans Deadlands, celle-ci est encore en cours et est devenue une guerre d’Usure. Ensuite, l’or c’est un peu has-been, la Californie à en grande partie sombrée dans la mer suite à un gigantesque tremblement de Terre, laissant apparaître des filons de roche fantôme. Celle-ci brûle cent fois mieux et cent fois plus longtemps que le charbon. Il en découle une technologie assez avancée mais très capricieuse. Vive la roche fantôme !

La chasse aux sorcières est une mode qui a pris de l’ampleur, on ne compte plus le nombre de voisins qui finissent pendu au petit matin pour pratique de la sorcellerie. Le paranormal est très souvent présent dans les journaux, les histoires qu’on se raconte. Le ton est à la méfiance, la justice est expéditive et tout le monde est sur les nerfs à cause de toutes ces histoires de bonnes femmes.
Outre le côté paranormal, on rapporte de nombreuses scènes d’horreur, l’humanité sombrant dans la folie, le glauque est souvent au rendez-vous.
Pour finir, sachez que le jeu est vraiment héroïque. Les personnages des joueurs sont au-dessus de la moyenne et voués à un destin hors du commun. La route n’est pas pavée d’or, le jeu est très difficile, mais les personnages ont les moyens d’influer sur le cours de l’Histoire.



II : Pour ceux qui ont le courage, voici quelques éléments de background en vrac


Commençons par un petit recap historique :

Nous sommes en Amérique du Nord,1860 et des poussières, guerre de sécession.

Une vraie boucherie, l’horreur totale, le Nord contre le Sud, des milliers d’hommes morts au combat, blessés, mutilés, brisés… Approchons nous encore un p’tit peu. Là tout près !

1 juillet 1863, Gettysburg !!!! LA bataille qui fait dérailler l’Histoire :
Il pleut sur le village de Gettysburg, Pennsylvanie. Niché dans sa vallée, le village attend. Le silence qui pèse sur les quelques maisons en dit long. Une bonne bruine bien dégueulasse qui colle à la peau s’est invitée. Au nord, sur la colline, des milliers de soldats confédérés vont bientôt avancer vers les positions de l’Union campée sur la colline d’en face.

Tous canons dehors, l’Union attend. L’attente va durer plusieurs heures. Le général Meade reste impassible ; derrière sa rangée de canons, il est comme invincible. La pluie ruisselle sur son visage. Il lève le bras, son armée de petits soldats bleus a un hoquet de surprise.

Cavaliers en tête, canons juste derrière pour le soutien, le général Lee attend le bon moment. Satanée pluie, pas bon pour les chevaux ça… Il grommelle du haut de son cheval, regarde l’horizon et lève le bras.

Faisant ruer son cheval, Lee lance l’assaut, bras tendu, comme pour donner de l’élan à ses unités de cavalerie. Un bruit furieux se déchaîne jusqu’au bas de la colline, ignorant Gettysburg. Cavaliers, soldats et bientôt canons déferlent dans la plaine, roulant littéralement sur le village.

Criant vers le ciel, Meade tend le bras. Une centaine de déflagrations déchirent en chœur le bruit de la pluie et de la cavalcade en contrebas. Comme une botte qui écrase un pâté de sable, les tirs atteignent le village de Gettysburg de plein fouet.

Les deux généraux lancent alors leur armée complète. Meade conservera l’avantage jusqu’à la fin.

La bataille dure trois jours. Le 3 Juillet l’armée confédérée se retire. Mais L’Union ne la suit pas malgré son avantage. Non. Des milliers de morts jonchent le sol. Des litres de sang coulent dans la plaine. L’horreur est totale. Le silence ne met que quelques minutes à s’installer, interrompu de temps en temps par un cri d’agonie.

Meade ordonne aux soldats vivants d’aller enterrer les morts. Il devra les menacer pour que ceux-ci acceptent.

Des volutes de fumée montent des décombres de Gettysburg et semblent dessiner des visages déformés par la peur. Le crépitement de la pluie qui tombe sur les morceaux de métal encore brûlant produit un chuintement semblable au râle sifflant d’un mourant. L’orage gronde bientôt et des éclairs déchirent le ciel, projetant les ombres torturées des maisons détruites. Le craquement sinistre du tonnerre rebondit dans la vallée encaissée, mimant les tambours d’une armée fantomatique prête à surgir des restes de la bataille.

Dans le désordre général, Meade ordonne le repli. Il ne faut pas dix minutes à l’Union pour décamper.


Nous sommes en 1876, treize ans après Gettysburg, rapide tour d’horizon sur les événements important depuis 1863 :

La bataille de Gettysburg est une telle hécatombe dans les deux camps qu’elle est le départ d’une guerre d’usure. En 1876, la guerre n’est toujours pas terminée, une bonne partie des territoires du centre de l’Amérique est contestée.
Le nord et le Sud sont toujours officiellement en guerre et les territoires centraux changent de camp régulièrement.

En 1868, la Californie est secouée par un tremblement de terre majeur. La plus grande partie des terres sombrent dans l’Océan. La Californie est maintenant ce qu’on appelle le Grand Labyrinthe : un immense canyon parcouru d’eau salée. Toute culture est impossible et la famine survient rapidement pour les survivants.

Dans le grand labyrinthe un nouveau minerai est découvert : la roche fantôme. Cette roche a les mêmes propriétés que le charbon, elle peut servir de combustible. Mais en mieux : elle brûle cent fois plus lentement et produisant cent fois plus de chaleur, la ruée vers l’or se termine, c’est la ruée vers la roche fantôme. La ville de Lost Angels est fondée sur le Grand Labyrinthe.

1870 : La locomotive à roche fantôme est inventée par HellStrom. La guerre du rail fait rage : le train se développe vite. Mais aucune compagnie n’arrive à rallier l’Est et l’Ouest. Les états du nord promettent monts et merveilles à la première compagnie proposant ce trajet. Il faut dire qu’avoir un moyen de transport comme le train pour faire venir la roche fantôme est un sacré atout pour la guerre. Evidemment Le Sud propose exactement la même chose. Cela a pour conséquence une concurrence exacerbée et déloyale entre les différentes compagnies de chemins de fer. Le voyage en train n’a jamais été aussi rapide… et aussi dangereux !

Agacés et furieux, les Indiens, fondent deux états distincts (1972 et 1974) lesquels se déclarent indépendants. Leurs territoires sont reconnus par le Nord et du Sud. Les blancs y risquent vraiment leur peau s’ils ne se tiennent pas à carreaux.



Ce qu’en disent les gens du cru :

“Voilà p’tit gars… c’est ça Gettysburg. Tu crois qu’le Nord a gagné la bataille ? J’vais te dire… moi c’que j’crois. Moi j’crois que Lee a vu le Diable ici. Il a fui la queue entre les jambes. C’est le Diable en personne qui les a tous pris. C’te vallée est hantée j’te dis ! Les morts y rodent la nuit !
Tu crois pas à mes histoires ? Pas plus tard qu’hier on a attrapé une sorcière au village, le shérif lui a collé trois pruneaux dans la tête et on l’a brûlé -paix à son âme ! Une vraie de vraie, elle avait une langue de serpent et ses yeux jetaient des éclairs !”

“-Maman, pourquoi tatie elle frappe à la porte ?
-Mon chéri, tatie est morte la semaine dernière, c’est triste mais c’est ainsi !
-J’ten ferais bouffer de la terre moi, morue !

“-Il parait que le Kid est revenu en ville.
-Pas possib’, il est mort !
-Il parait que le shérif a trouvé un des flingues du Kid devant la porte de son bureau c’matin.
-Tu déconnes, il bouffe les pissenlits par la racine depuis trois mois derrière l’église. Tu t’souviens pas le duel avec Reeves ?
-J’te dis qu’il est revenu ! J’suis prêt à parier qu’il viendra faire le mariole pendant la messe ce dimanche.
-Pour sûr, le nouveau pasteur appréciera…
-On a un nouveau pasteur aussi ?



Article tiré du Tombstone Epitaph, édition du 15 Août 1876.

Les chiens enragés, gang sanguinaire qui écume la région du Colorado court toujours ! Une fois de plus, notre envoyé spécial, S.Fisher brave tous les dangers pour faire la lumière sur cette histoire.

Le Colorado est un trou. Oui les amis, un trou chaud, sec et poussiéreux ! Mais également un trou dangereux, tu mets ta main dedans, elle ressort pas entière, garanti ! C’est le territoire des Chiens enragés. Meurtres, pillages, viols, villes incendiées… Rien ne les arrête, pas même les militaires si on en juge l’état dans lequel Fort Loke a été laissé.

Fort Loke, après le passage des Chiens enragés.

Les autorités locales se refusent à tout commentaire concernant ce gang. En plein territoire contesté, le gang passe aisément au travers des filets de Texas Ranger ET Pinkertons lesquels se chamaillent pendant que d’autres innocents sont massacrés. Bref, je préfère ne pas insister auprès de ces messieurs, l’affaire à l’air sérieuse et les petits malins qui mettent leur nez partout comme moi finissent souvent dans une de leur geôle spéciale.

Sam Fischer, pour le Tombstone Epitaph.

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