World ends this afternoon...

Jour 1 - Belfara

Belfara, ou Fara comme ses amis l’appelaient parfois, était arrivée en ville en milieu d’après-midi. Le voyage avait été éprouvant et le climat s’était montré étonnamment aride.
Étonnamment aride pour un voyageur non averti évidemment. Fara, elle, n’était pas surprise. Elle n’était pas souvent surprise à vrai dire. Intriguée parfois, mais surprise? Non, jamais bien sûr, ça ne ferait pas bonne publicité.
Toutefois, elle se demandait encore ce qu’elle faisait là, pourquoi avait-elle décidée subitement quitté le confort que prodiguait la caravane. Mais elle n’avait pas vraiment eu le choix. Les augures lui avaient été révélés : trois corbeaux croassant de concert à la pointe du jour. Il lui fallait prendre la route de l’ouest sur le champ.
Et ainsi s’était-elle retrouvé ici, à Blood-quelque-chose, une ville au nom bien sinistre. Ces idiots ne savent-ils pas que les noms ont un pouvoir ?
Qu’importe, ce n’était pas ses affaires. Elle sera partie bien assez tôt, juste le temps de marchander quelques provisions.

Aussi, elle prit sa bourse et s’affaira à compter l’immensité de sa fortune. Puis elle se ravisa.
Peut-être qu’elle pourrait rester quelques jours ? Cette ville semblait brasser pas mal de passage après tout. C’était aussi une opportunité.
Et ce n’était certainement pas parce qu’elle avait besoin d’argent. Elle se targuait de savoir déceler n’importe quelle bonne affaire, elle pouvait vivre luxueusement avec 3$.
Quoi qu’il en soit, elle ne perdait rien à faire un simple repérage des lieux.

La ville était comme elle l’escomptait, évidemment. Si le quartier résidentiel était calme, presque trop calme, le reste de la ville fourmillait d’activité. Belfara avait pu noter la présence de pas moins de deux casinos ! Et elle n’avait pas besoin de ses dons de mystique pour savoir que c’était une bonne augure.
Sa curiosité avait aussi été piquée par un étrange et imposant batîment au centre de la ville. Elle apprendra plus tard qu’il s’agit d’un pensionnat pour instruire les enfants de la ville. Drôle d’idée, mais elle n’était pas contre les drôles d’idées.
Et pour être tout à fait de bonne foi, Belfara avait aussi remarquée la présence en ville d’un tout petit temple, vraiment tout petit. Minuscule. Sérieusement. Minuscule. Bon, d’accord, ce n’était pas vraiment de bonne foi (Haha !). Peut-être qu’elle n’y avait pas pensé tout à fait en ces termes là. En fait elle n’y avait pas pensé du tout. C’était juste un temple sans interêt, voilà.

Comme les casinos n’ouvraient pas avant la tombée de la nuit et qu’elle commençait à fatiguer, Belfara se rendit au saloon, le meilleur endroit pour vraiment connaître une ville.
Elle fût intriguée lorsqu’elle croisât un Jaune qui en sortait. Mis à part cet incident, elle y trouva un établissement accueillant et bien tenu. Elle s’attabla avec sa bière préférée (le fait qu’elle soit aussi la moins cher était une bienheureuse coincidence), et eu la joie de faire la connaissance d’un jeune homme, certes un peu rustre, mais fort plaisant, qui eu la bienveillance de lui parler des environs. Le coin était apparemment parfait, la meilleur ville de l’Ouest. Ou du moins, assez accueillante pour que Fara envisage d’y passer quelques semaines.
Jusqu’à qu’elle entendit parler des démons du pensionnat. De simples rumeurs apparemment. Pourtant, Belfara n’en était pas sûr. Certes, elle savait qu’il ne fallait pas donner crédit aux racontars de bonne femme, mais n’avait-elle pas cette drôle de sensation depuis qu’elle était arrivée en ville ? Comme si quelque chose n’était pas à sa place ? Elle méditait encore sur le sujet, lorsqu’une bonne femme et son fils s’installèrent à sa table.

Margaret Green était une femme… juste une femme. On ne dit pas de mal de la personne qui vient de vous inviter à souper, ce serait faire preuve d’un manque de savoir-vivre flagrant. Belfara dira simplement que Margaret s’était révélée être une compagne de table tout a fait intéressante. Suite à quoi, la fatigue l’obligea à regagner sa roulotte pour y passer la nuit.

Et le lendemain, ce qui devait arriver arriva. En même temps avec un nom pareil, cette ville ne pouvait qu’attirer les ennuis. Elle le savait bien. Pour faire court, un cadavre pendu au milieu du saloon, lacéré de toute part, des fois que le pauvre individu survivrait à sa pendaison. Et Margaret Green, tranquillement entrain de siroter un verre de vin.

A suivre…

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